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jeudi 1 mars 2018

Le Chemin Jusqu'à Demain (4)

Alors qu'ai-je fait depuis le nouvel an ?

J'ai terminé "De Neige et d'Argile" en janvier et en février j'ai repris l'écriture du "Chemin Jusqu'à Demain".
Eh oui ! C'est le retour du chemin, de mes gosses et de mes monstres métaphoriques (Oui, l'Ogre, c'est une image, une métaphore, il n'a pas de bottes de sept lieues !) et des extraits !

Deux aujourd'hui... Vous êtes gâtés !



Mélie lui donne son petit sac-à-dos. Celui que Mélanie lui a préparé...
Elle a un peu envie de pleurer et elle est fatiguée. Mais elle veut pas demander à Marian de la prendre encore sur ses épaules. Elle est fâchée contre lui ! C’est pas bien de tuer les gens ! Et de l’obliger à marcher encore !
Pourtant, quand il lui tend la main, elle la prend et le laisse l’entrainer à sa suite. Il fait attention à ne pas faire de trop grandes enjambées.
Il est gentil, Marian, quand il n’est pas méchant.



Et un, un peu moins mignon...



"C’est le choc des titans, le révolver vole dans les airs. Marian heurte la charge de l’homme, la dévie. Derrière lui, Malienki s’est figée, bouche ouverte sur un cri silencieux. Clem non plus n’a pas bougé, tétanisé.
Marian tourne la tête vers eux.
 Courez ! rugit-il. Allez !
Le garçon sursaute. Marian n’a pas le temps de leur accorder plus de temps. L’Ogre revient à la charge, son couteau bien en main. Derrière lui, il entend Malienki crier :
 Marian ! Marian !
 Viens Mélie !
Du coin de l’œil, il voit Clem attraper la petite par la taille. Elle se débat, les joues liées de larmes.
 Je veux pas ! Marian !
La lame mord dans son bras. Il se dégage et assène un coup sec sur la nuque crasseuse du grand homme. Son attention focalisée sur son adversaire, il entend un bruit de course. Le garçon emmène sa toute-petite à l’abri.


Irina, j’ai protégé les enfants


L’Ogre est parti lécher ses plaies. Les gosses ont disparu, ils ont obéi pour une fois. Marian s’assied tant bien que mal. Il a réussi à remettre la main sur son arme. Cette fois, il ne laissera pas tuer ses petits.
Il faut un monstre pour tuer un autre monstre, paraît-il.
Il se redresse en prenant appui contre un mur à moitié écroulé. Il a une dernière chasse à mener."



 (Comme toujours, c'est du premier jet qui pique un peu les yeux)


 Je vais commencer les corrections de "De Neige et d'Argile", le dernier tome de Murmures. Je l'ai bien laissé reposer, il est temps de m'y remettre !



mardi 2 mai 2017

Le chemin jusqu'à demain (3)

... poursuit son bonhomme de chemin.

J'ai remporté le Camp NanoWrimo d'avril !


Je m'étais mise au défi d'écrire 8000 mots en un moi et j'ai réussi ! Fière de moi, je suis ! Le grand Nano de Novembre avec ses 50 000 mots ne me convient pas du tout. Je préfère de loin les camps qui s'adaptent plus à ma vitesse de production et à ma vie en général. 

Bref, mine de rien, Le chemin jusqu'à demain prend forme et je sens que je tiens quelque chose.
Des post-apo, il y en a à la pelle me direz-vous. Ici, ce sont des enfants et des ados qui sont les héros, les narrateurs de ce roman. Sans oublier Téméraire, le chien-loup, qui leur prête aussi sa voix. Malgré l'âge de mes jeunes personnage, ce n'est ni un roman jeunesse, ni même pour ados.

C'est violent, c'est sombre. Ils en bavent mes gamins ! Mais jamais gratuitement.

Et moi aussi, mine de rien, j'en bave ! Pauvres gosses quand même ! C'est dur d'écrire parfois...

Le Chemin jusqu'à demain, c'est un roman chorale, porteur d'espoir (quand même ! Enfin, j'espère...). Mais, alors, qu'est-ce que je passe de temps à me documenter ! C'est mon premier roman de SF (bon, c'est plus de l'anticipation que des sabres lasers et des boulons mais quand même) et je baigne dans les tremblements de terre, les tsunamis, les éruptions, les changements climatiques... Hors de question que je raconte n'importe quoi ! (Je commence à devenir experte en volcan ! hihi !)

Même mes antagonistes ont droit à leur part de recherche... Ce ne sont pas juste des épouvantails (entre un cannibale et un tueur en série, on aurait pu croire... mais non !). Ils ont des sentiments, des raisons d'avoir fondu un boulon. Je les aime bien malgré leur monstruosité mais ils me flanquent quand même les chocottes !

Stephen King dit que les monstres existent et que, parfois, ils gagnent... Il a pas tort !

En attendant, petit cadeau pour vous et pour les grenouilles qui suivent l'évolution de mon roman : les soulelit... Vous savez ce que c'est ? Mélie va vous l'expliquer !

***

Parce qu’après, quand il fera noir, elle n’osera pas sortir toute seule.
Dans la nuit, il y a les loups et les soulelit qui attendent.
Ils savent y faire. Ils font d’abord pas de bruit, puis, ils craquent un peu, grincent. Quand on appelle papa, maman, les adultes, ils disent juste que ce sont les bruits de la maison.
Mais Mélie, elle sait bien que c’est pas vrai !
Ils font ça pour que les grands rassurent les enfants. Puis, si on ne fait pas attention et qu’on descend du lit, ils t’attrapent par la cheville et t’emmènent sous le lit pour te manger. Mélie, elle sait comment faire pour les éviter. Déjà, il faut toujours garder la veilleuse allumée (les soulelit, ils ont peur de la lumière !) et, pour être sûre, sûre, sûre, elle saute loin du lit pour pas qu’ils puissent l’attraper quand elle doit faire pipi la nuit.


***

Bref, vous avez compris : surveiller les soulelit de vos enfants !

En attendant, le projet a dépassé les 15 000 mots et les 80 000 sec !

Carte

Le continent de Meadhan