samedi 18 mars 2017

Foire du livre et oups ?

Eh non ! Je ne suis pas morte.

J'étais juste en... comment dire... hibernation.

Bref, j'émerge pour vous annoncer que je serai demain à la Foire du Livre de Bruxelles sur le stand 212 et...

...

Ben, ça, c'était le post commencé samedi dernier... Je suis un peu mourrue et dépassée par les évènements.



Bref, je suis allée à la Foire du Livre de Bruxelles dimanche toute la journée... et quelle journée ! J'ai rencontré deux grands gars qui derrière Miss Zombie et un air intimidant se sont révélés de vrais nounours ! Avec un sacré coup de crayon pour Lou Ardan (Kev' pour les intimes) !!!

J'ai retrouvé avec un grand plaisir mon éditeur (que j'ai décidé d'appeler "mon lapin" à partir de maintenant, ça fera l'affaire avec le "mon bichon" et "ptit con" de deux de ses autres auteurs) et mon éditrice (ben oui, Séma, c'est un tandem !).

Nous étions voisins avec Vanessa et Philippe du Monde des étoiles. J'ai rencontré de nouveaux lecteurs. Bref, j'ai passé un très bon moment à discuter, signer et faire des gribouibouis...

Bon, je voulais mettre mes objectifs de l'année mais... Comment dire...

Je vais attendre que Murphy nous lâche un peu la grappe.

Je vais quand même bosser en priorité sur quelques petites choses :

* Weightwatcher, je suivrai... Ça a l'air de vouloir marcher, il faut que je pérennise sur le long terme... Go go go !

* Retrouver le plaisir d'écrire. Fin 2016 et début 2017, je crois que je me suis payée un petit épuisement. Je n'arrivais plus à écrire et surtout, je me mettais une pression pas croyable. Donc, là, j'arrête de me tournicoter le bourrichon et place au zen ! Je réapprivoise ma muse et j'écris à nouveau. Je me suis lâchée sur deux fanfics pour décompresser et juste pour le plaisir de ne pas avoir à me concentrer sur l'efficacité, les lignes éditoriales et les dead-lines... Et... Ça marche !
Là, je suis en train d'écrire un petit roman de post-apo pour les 6-7 ans... Et je retrouve le fun que j’éprouve habituellement en écrivant et que j'avais perdu de vue petit à petit. Ce qui m'amène au troisième objectif :

* Écrire et terminer "Le Chemin jusqu'à demain" le petit post-apo que je destine à mes filles. Pas de dead-line mais je pense arriver au bout assez rapidement et surtout aussi me remettre dans le train pour mes projets en attente (Ölm, la Malombre, Proie Dunoir et Murmures)

* Si tout va bien après ça, je devrais replonger avec Haruka et Lerinn, Proie et Jack, Marylou, Sam et Héloïse, Gab', Béryl et cie !


On y croit !

Oh... Et puis tant qu'à faire, voici le résumé et le premier chapitre de "Le Chemin jusqu'à demain"... 



Le résumé :



Le jour avant aujourd'hui, la terre s'est fâchée.
Très, très fort !
Elle s'est cabrée, a rugi et a tout cassé.
Aujourd'hui, il n'y a plus de rues, plus de maisons. Plus rien.
Aujourd'hui, papa et maman se sont tus sous les pierres. Alors Mélie et Lilou n'ont plus le choix. Elles doivent partir.
Mais où aller ?
Vers demain, vers les matins qui chantent. Mais, demain, c'est plus loin que prévu. Melie et Lilou sont toutes seules… Enfin pas tout à fait. Plus tout à fait.
Il y a ce grand chien qui ressemble à un loup et qui les suit en boitant. Il y a Clem, aussi perdu qu'elles. Et puis, il y a Sanaa, la grande, avec sa mémoire qui flanche.
Tous ensemble, ils suivent le chemin jusqu'à demain...


Et le chapitre cadeau :



Chapitre un :
Aujourd’hui, il ne reste plus grand monde




Le jour avant aujourd'hui, la terre s'est fâchée.
Très, très fort !
Elle s'est cabrée, a rugi et a tout cassé.
Aujourd'hui, il n'y a plus de rues, plus de maisons. Plus rien.
Accroupies dans les décombres, Mélie et Lilou frissonnent. Elles ont froid, faim et peur. Elles ne savent pas quoi faire. Sous les pierres, papa et maman ont arrêté de leur parler au milieu de la nuit. Malgré les appels des petites filles, ils restent muets.
Papa s’est tu le premier. Maman a continué de les rassurer.
 Vous verrez, demain, tout va s’arranger... Quand le soleil sera levé... les choses paraîtront moins...
Sa voix s’est tarie au milieu d’une phrase. Mélie est persuadée qu’elle s’est endormie. Comme papa. Au matin, tout va s’arranger !
Mais les premières lueurs du jour pointent et plus personne ne parle de sous les débris de la maison. Les parents dorment et Lilou n’est pas sûre qu’ils vont se réveiller. Elle n’ose pas le dire à sa petite sœur. Si Mélie se met à pleurer, elle non plus ne pourra pas retenir ses larmes plus longtemps.
Assise sur ses talons, elle renverse sa tête en arrière et regarde le ciel qui se peint en rose et en bleu. Les nuages prennent des teintes pastelles mais elle ne parvient pas à les trouver jolies. Dans les ruines autour d’elles, il n’y a pas beaucoup de mouvements. Pendant la nuit, elles ont entendu beaucoup de cris, de pleurs. Aujourd’hui, il ne reste plus grand monde. Les gens sont soit partis, soit dorment eux aussi sous les pierres.
 Les filles ?
Cette voix, Lilou la connaît ! C’est celle de Franklin, le grand fils de leurs voisins. Les cheveux ébouriffés et recouverts de la poussière blanche qui vole autour des décombres, il ressemble à un drôle de Pierrot. Contrairement aux petites qui sont toujours en pyjamas, il porte un jean et un t-shirt. Quand le tremblement de terre a commencé, il n'était pas encore au lit. Il habite quelques pâtés de maisons plus loin. Il les regarde un instant avant de les rejoindre sur les gravats.
 Vous n’êtes pas blessées ?
 Papa et maman font dodo, ils ne se sont pas encore réveillés, pleurniche Mélie.
Franklin baisse les yeux vers le tas de pierres et de bois qu’est devenue la maison des petites. Son regard dérive vers ce qu’il reste des lieux où il a grandi. Les parents du jeune homme ne se trouvent pas là. Ils sont partis en voyage pour quelques semaines. Lilou le sait, parce qu’avec sa sœur, elles ont la responsabilité de nourrir Tire-Bouchon, leur petit chien. Et, après l’école, elles vont le promener en compagnie de papa ou de maman.
 Peut-être que Tire-Bouchon a eu peur et qu’il s’est enfoui ? propose sa cadette.
De leur perchoir, ils n’entendent pas d’aboiements. Lilou n’ose pas suggérer que l’animal dort peut-être, lui aussi. Franklin se penche sur les pierres.
 Eh ! Oh ! Vous m’entendez ?
Il colle son oreille sur les débris. À ses côtés, Mélie a joint les mains devant elle, comme si elle voulait prier. Lilou pose les siennes sur sa bouche et fait de son mieux pour ne pas trépigner. Ils attendent une réponse et le temps s’étire. Franklin crie encore mais papa et maman ne répondent pas. Le jeune homme se redresse sur ses genoux et regarde les filles. Son menton tremble un peu.
 Venez, dit-il enfin après un moment. On… On va chercher de l’aide.


***

Bonne lecture !

4 commentaires:

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