dimanche 29 juillet 2018

Sous l'Ombre des Ténèbres

"L’astroport grouille de monde. Accoudés à une rambarde, Sol et Reevi regardent la multitude bariolée passer en dessous d’eux.
— Alors ? demande l’elfe. Que vas-tu faire, maintenant ?
Sol ne répond pas, il continue à fixer les gens en contrebas. Il ne sait pas. Il suppose qu’il doit revenir à la caserne.
Mais ils m’ont vendu !
À côté de lui, l’elfe ne le presse pas, il attend.
— Je ne sais pas.
Le Soldat fronce les sourcils, cette réponse ne le satisfait pas. Il n’en a pas d’autre pourtant. Il n’a jamais rien connu d’autre pourtant, il n’a pas envie de revenir à son ancienne vie.
— Je vais partir avec Myrel et Rukkrik. On va essayer de tirer cette sale affaire au clair, dit très doucement Reevi.
Quatre survivants, sans compter le maître du donjon et son démon asservi… Ils sont quatre à avoir survécu sur des dizaines de cobayes ! Et trois d’entre eux veulent se jeter à nouveau dans la gueule du loup. Ils n’y arriveront pas.
Tu vas te faire tuer.
C’est ce que Sol veut dire à l’elfe mais celui-ci choisit ce moment pour tourner la tête vers lui et le capturer dans ses grands yeux ambrés. Il oublie ce qu’il veut dire. Et puis, Reevi s’est tiré de situations terribles dans le donjon. Il peut s’en sortir.
— Je te souhaite bonne chance dans ce que tu vas décider d’entreprendre.
L’elfe tapote son épaule avant de laisser sa main retomber. Celle de Sol agit sans son consentement, elle capture le poignet de son compagnon.
Tous deux s’immobilisent.
— Je…
Les mots sont durs à trouver… surtout lorsqu’on n’est pas certain de ce que l’on veut dire.
— Je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie.
Reevi ne répond rien à ça, il se contente d’attendre sans le lâcher du regard. Pourquoi fait-il ça, c’est difficile de penser quand il le fixe comme ça.
— Mais… Mais je sais ce que je ne veux pas.
Il s’interrompt, panique presque. Il ne peut pas prononcer la suite, il le sait. Son programme mental a beau être déficient, il ne le laissera jamais…
— Tu ne veux pas quoi ? demande l’elfe.
Il ne semble pas agacé ni impatient. Sol s’ancre dans son regard doré et les mots finissent par lui venir.
— Je ne veux pas que tu partes sans moi.
Un instant, Reevi semble presque fragile en face de lui. Il paraît pris en dépourvu.
Il est beau !
C’est la petite voix qui est Sol et qui en même temps n’est pas lui, n’est pas le Soldat, qui lui murmure à l’oreille. Puis, l’elfe sourit et le monde s’illumine, devient moins laid.
— Alors, viens avec moi. Si tu changes d’avis on te déposera où tu voudras !



Myrel et Rukkrik ont presque fini de charger le vaisseau. Reevi a dû mal à croire que la jeune femme l’a gagné au jeu ! Certes, son propriétaire était saoul mais quand même ! Sol met la main à la pâte tandis que la jeune femme lui montre l’intérieur. Les coursives sont étroites mais peintes de couleur claire ce qui atténue un peu son impression de claustrophobie. Ensemble, ils examinent les exo-cabines de tir. L’elfe comprend rapidement leur fonctionnement. Ce n’est pas la première fois qu’il aura à s’en servir à la grande surprise de la jeune femme.

Enfin, ils sont prêts au départ !"

vendredi 27 juillet 2018

Projets sous canicule...

Je fonds...
Enfin, non, pas tout à fait, mon fidèle ventilo de bureau (qui fait vaillamment quoi : 15 centimètres de haut ?) m'aère comme il peut (et plutôt bien, faut dire !).

C'est fou comment la canicule peut jouer sur le moral (que les dieux bénissent le jour où on a acheté une grande piscine aux filles... je n'ai survécu jusqu'à présent que grâce à sa présence sur la terrasse !!!) et fatiguer...

Mon précieux...


Et à quel point Muse peut se montrer insensible à ce genre de désagréments...

Un peu comme ça, oui...


Bref, quelques news !

* J'ai reçu la première vague de corrections éditoriales pour Murmures 3. Et je les ai entamées ce matin ! Eh bien après la grosse panique du début (ce n'est pas la même correctrice... Au secouuuurs!), je m'y fais et ça me plaît pas mal... Va y avoir discussion sur certains points mais ça, c'est à chaque fois... :) )

* Mon roman de juillet (et mon nano) avance bien. Je devrais l'avoir terminé avant août si tout va bien...

Yatta !
* D'autres projets sont commencés et mis dans la case "à murir"...

* Je crois bien que j'ai commencé un projet jeunesse qui se passe en 40-45... Ma famille est quand même sacrément cachottière, faut bien le dire...

*... Bah c'est déjà pas mal, non ?

Je vous présente déjà la famille Garrais :

De gauche à droite : Pierre (le père), Emilie (la mère), Julien (16 ans), Lucie (13ans) et Louise (6 ans). Manquent à l'appel Nicolas et Firmin, les jumeaux (10 ans)




Un petit extrait ? Nous sommes le matin du 4 septembre 1939...

"Louise

C’est la guerre. Ils viennent de l’annoncer à la radio.
À la maison, nous, on déjeunait avant d’aller à l’école. Papa et maman se sont arrêtés de manger pour écouter. Moi, je n’ai pas remarqué tout de suite. Fifi était en train de faire le sot avec sa tartine. C’est quand aucun des grands ne lui a mis une taloche pour qu’il se tienne mieux que je me suis rendue compte que quelque chose clochait.
Maman est toute pâle, elle se lève pour mettre plus fort.
— La guerre ? qu’elle demande. Encore ?
Papa fronce les sourcils.
— Les boches, ils ne passeront pas par chez nous. La Belgique est neutre !
Maman pose le poing sur la hanche, elle n’a pas vraiment l’air très convaincue.
— Ah oui ? En 14, ça ne les a pas vraiment dérangés qu’on le soit, neutres, pour nous envahir !
Papa et maman, il ont connu la Grande Guerre comme ils l’appellent. Ils n’en parlent jamais. Ils avaient notre âge quand c’est arrivé… enfin, l’âge des jumeaux. Je n’ai que six ans mais je suis déjà grande ! Même que c’est moi qui vais chercher les œufs dans le poulailler, maintenant ! Firmin et Nicolas arrêtent de faire les biesses avec le pain. Lucie et Julien ont cessé de manger en entendant les nouvelles.
À la radio, un monsieur parle d’une voix très sérieuse. Il explique qu’il y a un an, l’Allemagne s’est engagée à ne pas violer l’intégrité de notre territoire. Puis, il ajoute que le gouvernement a veillé à ce que notre défense soit inébranlable. Il n’y a rien à craindre. C’est marrant mais maman n’a pas l’air d’accord. Papa a l’air d’avoir une rondelle de citron en bouche. Lucie se lève, elle pousse Juju pour qu’il l’aide à ranger la table. Il attrape les assiettes en ronchonnant. Maman croise les bras devant elle et il se tait.
— Vous allez être en retard à l’école, grogne papa.
Firmin et Nicolas ont cessé de faire les malins. Ils engouffrent le reste du déjeuner et filent. Ils vont encore échapper à leurs corvées ! Maman n’a pas l’air contente.
— Ah ! Ils ne perdent rien pour attendre, s’exclame-t-elle. Allez, ouste, vous autres ! À l’école !
J’attrape mon cartable et je file avant qu’elle ne change d’avis comme elle dit. Juju et Lulu suivent.
— Doucement, ma Loulou, rigole mon grand frère.
Lucien, il a quinze ans. Il est grand ! Avec Lucie, ils sont les plus vieux de la bande à Juju. C’est comme ça que les autres enfants du village nous appellent. Moi, j’aime bien ce nom. Ma soeur me dit que ce n’est pas pour être gentils que les autres nous surnomment comme ça.
C’est pas grave : ça nous fait comme un nom d’aventuriers. Et ça me plaît beaucoup, beaucoup !"

Et donc, je vous présente la bande à Juju (dans l'ordre : Juju, Lulu, Fifi, Nini et Loulou), ils ne seront pas les seuls à jouer un rôle dans l'histoire. Il y aura les cousines Juliette (la prudente) et Charlotte (l'intrépide), Jean (je ne vous le présente pas trop) et les petits Charles et Clara.

Puis, il y aura les adultes, les braves gens, les résistants, les collabos. Et les allemands, aussi...
Il y aura les joies, les peines, les drames.
La guerre.

Voilà, c'est tout pour le moment.

Sinon, je vous ai dit tout le bien que je pense de scrivener ? Non ?

Faudra que je le fasse, un jour ! ^^

mardi 3 juillet 2018

Citadelle de Namur

Petit point rendez-vous, les zaminches.

Je serai le samedi 7/7 aux médiévales de Namur avec Séma Editions. Il paraît qu'on sera tout prêt de la buvette, ce sera chouette ! (Et on ne mourra pas déshydratés...)

Gribuibuis - le troll


Troll farceur et elfe farci ?
Non, non... Troll j't'attrape, j't'étripe...

mardi 19 juin 2018

Gribuibuis - le sniffeur

Le sniffeur... Je suis contente de son corps et de ses yeux de myope mais le reste... >.<
Je m'amuse un peu avec mes crayons mais les résultats ne sont pas géniaux... En attendant, ça me donne une idée de la bête.

mercredi 13 juin 2018

Gribuibuis, le retour...

Quelqu'un m'a dit un jours que je devrais essayer de développer mon univers graphique. Soyons honnêtes, je ne suis pas une grande dessinatrice mais j'aime bien mes gribuibuis...

Je vous présente donc Veyz Iküll, un des héros des Trois mèches de cheveux que suis en train d'écrire (je corrige Murmures aussi, hein !) :




Bon, ce sont des photos, du coup, la qualité est ce qu'elle est... ^^;

Sinon, j'ai aussi tenté un premier croquis de Renarde... Je n'en suis pas vraiment satisfaite. Il faut que je m'entraine à dessiner les bambins...



Ici aussi, la qualité du dessin est un peu cracra...


samedi 9 juin 2018

Retours lectures (plumes francophones)

Je me rends compte que j'ai honteusement négligé mon blog. Déjà que je n'étais pas très régulière avant, ces derniers mois se sont transformés en désert.

Je ne sais pas si je saurai dans l'avenir produire des articles réguliers mais je vais essayer.

Alors, j'ai pas mal lu (et écrit aussi). Du coup, je vais un peu trier. Je ne sais pas vous mais ces derniers temps, j'ai surtout lu des romans écrits par des francophones. Et franchement, la qualité est au rendez vous !

Il nous reste le Ciel de Chloé Bertrand


Ils s’appellent Kiran, Matthew, Tobias et Charly.
Ils ont quatorze, vingt, dix et seize ans.
Ils vivent en Inde, en Australie et dans l’Utah.
Ce sont des enfants du même monde, un monde où soudain, tout va mal. Tornades, tsunamis, inondations – le dérèglement climatique brutal est à la hauteur de l’inconscience qui l’a précédé, et les conséquences sont cataclysmiques.
Pris dans la tourmente et livrés à eux-mêmes, tous les quatre vont se lancer dans une longue errance, fuyant territoires hostiles et folie humaine, à la recherche de leur famille, de lieux plus sûrs et, par-dessus tout, de l’espoir qu’une vie heureuse est encore possible, quelque part.

A prévoir avant la lecture : un paquet de kleenex. Cette série, c'est une gifle, un coup au cœur. Je n'en dévoile pas trop pour ne pas spoiler mais ces gamins livrés à eux-mêmes dans un monde déréglés, c'est dur à lire. Mais en même temps, c'est addictif parce qu'on s'attache à ces frangins qui vont former la plus improbable des familles !
Mention spéciale à Kiran (mon chouchou forever) et Camille (même statut, petite bichette, va !) !!!

Le troisième et dernier tome devrait bientôt sortir, mon paquet de kleenex est déjà prêt ! C'est un plaisir à lire, surtout que j'ai assisté à la mise en mots dès le tome deux. C'est là que je suis tombée in love avec la plume de l'auteur et avec ses gamins.

Dans l'ombre des miroirs, de Marge Nantel


Il sauta sur le dernier mètre et se reçut accroupi, l’arme au poing, puis se décala d’un bond.
Un battement de cœur plus tard, Jon Malakine atterrit à ses côtés.
Le noble s’épousseta.
— Vous finissez souvent vos soirées comme ça ? demanda Sabhe avec aigreur.
Malakine ne répondit pas mais une étincelle amusée dansait dans ses yeux noirs.
Un sifflement leur fit tourner la tête. C’était Cyal qui venait à leur rencontre. Le grand blond s’arrêta à deux pas de la poterne par laquelle il était entré, son arbalète à la main.
— Ravi de vous voir, commenta le baron.
— Vous m’en direz tant ! grinça Cyal. Vous avez tout le palais aux trousses cette fois, ou seulement la moitié ?

Partez à la découverte d'un monde où la magie se révèle tour à tour usuelle et incontrôlable, où les Assassins ne sont pas toujours ce que l'on croit, et où l'aventure vous attend à chaque coin de rue. Entre jeu de pouvoir et complots, nos héros naviguent en eaux troubles des bas-fonds de la capitale aux frontières des contrées sauvages. À la suite de Gil de Sabhe, enfourchez vos montures, tirez vos capuches et entrez dans l'Ombre des Miroirs… à vos risques et périls !

Ici, je n'ai pas assisté à l'écriture de ce roman mais à celle d'une autre histoire dans le même univers et avec Sabhe comme personnage principal. Je suis tombée accro à l'humour de l'auteur, de sa manière de nous accrocher à des falaises en attendant la suite (un cliffhanger ? Tatata ! Un cyberlunage, c'est le nouveau terme !), de sa manière de faire vivre ses personnages, de poser les chocs culturels, là, comme ça, l'air de pas y toucher. Quand j'ai appris qu'un de ses romans allait être édité, j'ai sauté dessus tel l'épervier sur sa proie et... je n'ai pas été déçue ! J'aime sa manière de peindre des portraits, ses personnages féminins forts, ses personnages abimés par la vie.
Et puis... Den forever, quoi !

Jack O'Lantern : Cauchemars - 1 de Sophie Fischer


À seize ans, Niamh O’Bannon est persuadée d’être folle. Quand sa psychiatre l’envoie rencontrer un certain Mr Mardling pour un travail, la jeune fille croit n’avoir aucune chance de décrocher le poste... mais elle découvre, non sans stupeur, qu’elle a toutes les qualités requises pour celui-ci. Car non, elle n’a pas d’hallucinations. Les fantômes qu’elle voit sont bien réels !
Embarquée dans une enquête pour apaiser un esprit frappeur, la voilà forcée de collaborer avec le pire d’entre eux : Jack O’Lantern lui-même !

Décidément, il n'y a que des grenouilles dans cet article. Ce roman, je l'ai vu passer dans les challenges de cocyclics, il y a quelques années. Je ne l'avais pas suivi par manque de temps mais je me rappelais de la citrouille. 
Niamh est juste adorable, fragile perdue mais en même temps, plus forte que bien d'entre nous ! Les personnages qui l'entourent plus vrais que nature et très attachants. Même Jack, flippant au possible, est finalement touchant (tout en restant franchement effrayant dans son genre)

Entre Troll et Ogre de Marie-Catherine Daniel


Arsouille est un vieux troll désabusé et perclus d’arthrite. Plus grand-chose ne l’inquiète, à part bien sûr les ogres, la guerre et son petit-fils qui doit entrer au collège...
 
Mais un soir, Arsouille reçoit une lettre pleine de regrets de son jumeau qu’il n’a pas vu depuis cinquante ans. La surprise est totale : son frère est un ogre et les ogres n’écrivent pas aux trolls. D’ailleurs, les ogres ne font pas dans le sentiment, pas même avant de vous arracher la tête. Alors qui a écrit cette lettre ? Arsouille qui ne sait pas déchiffrer une carte va devoir se rendre sur le front pour le découvrir...

Je retrouve ici avec énormément de plaisir la plume de Marie-Catherine Daniel (Rose-Thé et Gris-Souri) avec sa profonde humanité, sa bienveillance envers ses personnages et ses lecteurs. J'ai adoré Arsouille, je l'ai suivi, retrouvé avec son arthrite et ses pensées si particulières. J'ai suivi son évolution avec tendresse.
D'ailleurs, s'il y a bien un mot qui définit ce livre malgré son milieu dur et cruel, c'est bien la tendresse. Elle est partout et, sincèrement, ça fait du bien !
Je vous laisse découvrir son message, ce qui se cache entre Troll et Ogre. (Peut-être bien un peu de nous...)

Drôle de Mort de Sophie Moulay


Je m’appelle Roger Fournier et je suis mort depuis soixante ans. Assassiné. Ne soyez pas désolé, j’ai eu le temps de m’y habituer.
 
Les plus beaux moments de ma mort ? L’enquête menée par l’inspecteur Tovelle pour découvrir mon meurtrier. Inutile de vous préciser que j’étais aux premières loges !
 
J’ai découvert le véritable visage de mes proches et appris à mes dépens que toute vérité n’est pas bonne à entendre… Depuis, j’ai su rebondir et me construire une nouvelle vie dans la mort. Un jour, si nous avons le temps, je vous en parlerai davantage.
 
Mais d’abord, laissez-moi vous raconter comment j’ai été assassiné.
 
*
Ce que j'ai pu rire ! Sacré Roger, il n'a pas la langue dans sa poche ! Il prend sa mort plutôt bien, au final : il pète la forme ! Bref, l'auteur ne nous laisse aucun instant de répit... et dresse le portrait d'une famille où règne les non dits. Un portrait au vitriol, personne n'est épargné !
Une petite souris m'a dit qu'une suite devrait bientôt arriver. Perso, je me prépare à sauter dessus !!!

Inhumaine de Sophie Moulay

150 ans après la montée des eaux et l’engloutissement de l’Europe, les anciens Blancs vivent en vaincus dans les quatre pays d’Afrique encore à sec. Pourtant, grâce à ses inventions, c’est l’un d’entre eux qui a rétabli la paix et la sécurité dans la nouvelle confédération, avant de disparaître. Roseau, une jeune blanche, sait cependant qu’il n’est pas le héros que l’on croit. À la recherche de son identité, elle part sur ses traces, mais son chemin est semé d’embûches. Poursuivie par les machines du savant et flanquée d’un improbable poète, fasciné par le monde d’avant et amoureux des vers du Doré, Roseau doit affronter sa réalité.

Ici, j'avoue que j'ai lu plus en diagonale. Je crois que je n'étais pas dans le bon état d'esprit, je reprendrai la lecture dans quelques mois. Je me rappelle que j'avais beaucoup aimé les extraits lu dans les challenges où j'ai suivi l'écriture du roman.
En tout cas, c'est un roman dépaysant, aux accents d'orient et où les dominants ne sont plus qui ils étaient avant. Ça fait réfléchir sur notre société et la manière dont nous traitons les "faibles", les victimes...
Ah oui ! Les fans de Julien Doré devraient tous lire ce roman !

Les Poisons de Katharz d'Audrey Alwett

À Katharz, ville-prison dans laquelle sont expédiés les criminels, le meurtre est légal et même récompensé. Ténia Harsnik, la dirigeante, y règne par la terreur et aime jouer de la guillotine. Non qu'elle soit cruelle, mais il lui faut coûte que coûte maintenir le nombre d'habitants sous le seuil des cent mille âmes. Le dépasser conduirait hélas à la fin du monde, et ça serait désagréable.
 
Bien entendu, les enjeux sont secrets. Bien entendu, le marchand de sortilèges Sinus Maverick prépare un coup d'État infaillible. Bien entendu, le Prince Alastor a planifié de raser la ville avec sa trop nombreuse armée. Bien entendu, Dame Carasse, la seule sorcière capable d'affronter ce chaos, vient de ficher le camp. Bien entendu...

Oh bon sang ! Je ne sais même pas par où commencer !
Si vous aimez l'humour corrosif, les jeux de mots et les personnages succulents : ce livre est pour vous !
C'est bien simple, j'ai bien failli me faire pipi dessus tellement j'ai ri ! Le prologue a lui tout seul m'a arraché des ricanements de hyènes ! 
Mention spéciale à Dame Carasse et Ténia mais tous les personnages rencontrés valent leur pesant d'or.
Et les licornes !
My god ! Les licornes ! *succombe dans un accès de rire*



Très franchement, les francophones n'ont pas à rougir de leurs auteurs, y a que du bon dans cette petite sélection !

Ben alors ? 
Vous êtes toujours là ?
Allez ! Hop ! Filez lire, vos bouquins et vos liseuses n'attendent plus que vous !

Sous l'Ombre des Ténèbres

"L’astroport grouille de monde. Accoudés à une rambarde, Sol et Reevi regardent la multitude bariolée passer en dessous d’eux. — Alors...