vendredi 27 septembre 2013

Peur du noir...

(Tôt) Ce matin, ma fille s’est réveillée en hurlant parce qu’elle avait peur du noir… Je me suis levée en traînant les pieds et en pestant…
Après moultes négociations (qui ont, à vrai dire, été vite expédiées, sommeil aidant), je l’ai ramenée dans notre lit où elle s’est rendormie en quatre secondes top chrono.

Maintenant, la mauvaise humeur du réveil passée (oui, je ne suis pas très gracieuse au réveil… surtout à 3h du mat’ !), je me fais la réflexion que je suis mal placée pour râler sur la peur du noir de mes enfants. Après tout, je suis passée par là aussi. Et aujourd’hui encore, lorsque je dois me lever en pleine nuit, je sors les pieds le plus loin possible du bord du lit et mon cœur bat plus fort quand je dois passer par une pièce plongée dans le noir total…

‘Oh ! La gamine (euh !) !’ me direz-vous.

Probablement, j’ai toujours eu trop d’imagination. En tout cas, c’est ce que m’ont toujours dit mes parents… Pas que je m’en plaigne, notez, c’est quand même mon fond de commerce !

Mais ne riez pas trop vite… Parce que cette fameuse peur du noir et des monstres qui s’y tapissent, tout le monde la ressent à divers degré.
Non, cette peur est inscrite dans notre conscience collective et remonte à l’aube de notre histoire.

Le noir, c’est la nuit. L’endroit où rodaient les prédateurs et dont l’homme n’était protégé que par la barrière dérisoire de son feu de camp et de quelques lances. Et ça s’est tellement ancré en nous que même maintenant, l’obscurité, la pénombre sont, dans notre inconscient, synonymes de danger.

C’est dans la nuit, dans le noir que rôdent les loups, les voleurs, les monstres en tout genre. C’est là que prennent racines nos peurs les plus primitives…

Vous ne me croyez pas ?

Le soir quand une coupure de courant survient et vous plonge dans une noirceur d’encre…
Ne sursautez-vous pas ? Votre cœur ne bat-il pas plus vite ? Et n’êtes-vous pas la proie d’une montée d’adrénaline jusqu’au moment où vous réussissez à mettre la main sur une bougie et à l’allumer ou sur votre lampe de poche pour les moins romantiques ? ;)

Dans le noir, nous nous retrouvons vulnérables, surtout pour ceux qui ont une mauvaise vision nocturne. Sans défense face à ce qui pourrait s’approcher de nous sans que nous puissions quoi que ce soit contre ses griffes et ses crocs.

Le noir, c’est aussi une formidable source d’histoires qui vont vous prendre aux tripes, vous faire trembler… Car nous aimons frissonner et, une fois, une lumière facile à allumer à portée de main, il est tout de suite plus amusant de jouer à se faire peur.
Personnellement, le film Pitch Black m’a scotchée du début à la fin, même si son scénario tient sur un ticket de bus… Non seulement, Vin Diesel est vachement convaincant et efficace mais le film tire toutes les manettes pour vous renvoyer, gamins ou gamines, dans votre chambre d’enfant, dans le noir, la nuit.

Et ce grincement, là ? Ce ne serait pas la porte de votre armoire qui s’ouvre lentement ? Il y a quelque chose qui bouge, non ? Et si ça sortait ? Et si…
Oh là ! Vous avez vu quelque chose ! Ça s’approche et…
« Maaaamaaaaan ! »

Alors, oui, je vais essayer de me montrer plus indulgente envers mes enfants lorsqu’elles se réveillent la nuit et que le noir leur fait peur… Mais je vais aussi, surtout, leur acheter une veilleuse !

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