mercredi 21 septembre 2016

Mercenaires

J'ai commencé un nouveau roman. Il avance plutôt bien (plus de 60 000 sec en moins de 20 jours, je frise le record personnel !)

Un petit extrait pour les grenouilles de passage... 
Où mes deux personnages principaux se posent quelques questions au sortir d'un charnier... (Petite note pour ceux qui n'auraient pas suivi sur le challenge : le capitaine a perdu son fils quelques heurs plus tôt...)

Lerinn observait à présent l’enfant avec une expression dubitative.

 À ton avis, ça fait combien de temps qu’elle se cache, là-dedans ?

Si elle avait échappé au massacre, alors…

 Peut-être bien depuis le début… Il faudra lui poser la question.

Le petit corps sentait le charnier et la mort dans lesquels la rescapée s’était dissimulée mais il y avait quelque chose de plus…

 Heu… Mon gars, je sais qu’on ne doit pas sentir la rose, tous les trois mais tu peux arrêter ça ?

Haruka cessa de humer l’air qui les entourait, un peu embarrassé.

 Les vaches se sont tues, dit-il en guise d’explication.

 Ben… ouais… C’est ça qui réveille tes instincts de prédateur ?

 Non… Tu ne comprends pas, Lerinn… Ça sent la magie. Et l’odeur vient d’elle.

 Quoi ?

À la décharge du jeune homme, malgré son mouvement de recul, il ne fit pas tomber la fillette ni ne la lâcha.

 Elle a probablement le don en elle, continua l’elfe sans s’émouvoir.

Après tout, si Lerinn voulait tout savoir de ses pensées intimes : qui était-il pour les lui refuser ?

 Soit, il s’est manifesté sous le choc et son instinct de préservation a fait le reste ou elle était déjà consciente d’être différente et s’en est servie pour échapper à ceux qui ont attaqué le village.

 C’est bon ! C’est bon ! capitula son partenaire. Je n’ai pas besoin des détails… J’espère juste qu’elle ne va pas me péter entre les mains…

Haruka haussa les épaules.

 Je ne pense pas que ce soit une élémentaire… Pour créer une illusion sonore de cette qualité…

 D’accord ! Je ne suis pas sûr de vouloir en savoir plus ! Tu crois que Laverty est vraiment lié à ce carnage ? (...)

Bonne question.

L’archer agita nerveusement ses oreilles

 Je n’en sais pas plus que toi.

Il baissa la tête vers la fillette et fronça les sourcils.

 Il va falloir décider de ce qu’on va faire d’elle.

Au-dessus de leurs tête, l’après-midi avait filé à toute allure et la soirée pointait le bout du nez. Daven, quant à lui, était sorti de son marasme et s’approchait des deux hommes. Il affichait toujours une mine sombre mais son air égaré avait disparu. Lerinn le rejoignit d’un air guilleret et lui fourra d’autorité l’enfant dans les bras. Sans aucun tact, il lui suggéra de la débarbouiller et de s’en occuper puisqu’il était le seul à être père parmi eux.

Haruka se sentit soudain très fatigué. Que fichait-il avec un bouffon pareil ? À sa grande surprise, le capitaine ne balança pas son poing dans la figure du jeune homme et referma les bras sur le petit corps avec un frémissement. L’elfe craignit un instant de le voir fondre en sanglots mais il s’éloigna avec son fardeau sans mot dire. Les épaules courbées par-dessus la fillette, il paraissait avoir vieilli de plusieurs années.

1 commentaire:

Maître Corbeau...

... est revenu en Belgique ! Enfin, je pense bien que c'est un corbeau, je n'avais pas mes lunettes... En tout cas, il est dr...