samedi 5 août 2017

Saigneur du Temps (4)

Et les vacances continuent...

J'ai gagné mon Nano mais j'ai oublié de le valider... Oups ! 

Déjà en août ! Bon, ben tant pis...
Bon, du coup, j'ai écrit 20 000 mots mais vous serez bien obligés de me croire (ou pas) sur parole... ^^;

Je continue mon petit bonhomme de chemin sur le Saigneur du Temps. C'est un pur moment d'archéologie : les pièces du puzzle commencent à apparaître. J'ai les coins et les bords commencent à se former.

J'en suis actuellement à 52 113 sec soit 9 432 mots.

Un petit extrait ?

Le quatrième interlude et le début du chapitre 5, ça vous dit ?

"— Si tu pars…
— Je sais ! Je reviendrai pas !
— N’essaie pas de deviner ce que je vais dire !
— Je n’essaie pas ! Rassure-toi ! J’ai décidé de partir et tu peux pas m’en empêcher !
— Ne sois pas stupide !
— C’est toi qu’es stupide, p’pa !

 
Trente jours après le solstice d’été


5


Je reviendrai pas…
Karen entrouvre les yeux. Il s’est laissé glisser dans cet état entre éveil et repos qui accompagne les longues attentes. Dans son dos, le tronc est solide, l’ancre dans la réalité. En-dessous de lui, les déserteurs se sont installés pour la nuit, le feu de camp n’est plus que braises. Bientôt, en dehors des trois sentinelles, le silence règne… agrémenté de la vie nocturne des bois qui ne se laisse pas perturber par ces envahisseurs.
Le jeune homme sourit, amusé de voir les gardes sursauter et regarder autour d’eux nerveusement. L’un d’eux lève la tête et balaie les frondaisons sans voir la menace qui les surplombe. Dommage pour eux, ils seront les premiers à mourir.
Le premier guetteur n’a pas le temps de sursauter, son dernier souffle le déserte déjà. Karen est une ombre parmi les ombres, le second veilleur n’a pas la moindre chance. Le troisième se retourne, alerté. Une longue aiguille se plante dans son œil et il tombe à son tour.
Une autre ombre atterrit silencieusement dans le camp. Le travail n’est pas terminé. Au matin, aucun, ou presque, ne se relèvera. Karen sait qu’il devrait sans doute ressentir quelque chose. Plus tard, il se sentira mal : en cet instant, il se concentre juste sur sa tâche. Il le doit bien au petit village de Porteval. Ces hommes, dont certains ne sont encore que des adolescents, n’ont pas fait de quartier lors du raid. Ils ont tué tous les villageois qui n’ont pas pu s’échapper. Hommes, femmes, enfants, vieillards… Même les nourrissons n’ont pas été épargnés. C’est pour ça que le seigneur des lieux, un Llaird mineur a fait appel à eux… pour faire passer un message."




Bonne lecture et à bientôt !

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